Retrouver sur cette page, une série d'INTERVIEWS inspirantes.
Des interviews de personnes qui m'ont apporté leurs conseils, leurs avis, qui m'ont fait confiance en travaillant avec moi.
Et à travers ces voix, vous allez découvrir :
- Mon ADN réel
- Ce que signifie vraiment "mes piments"
- Mes actions et accompagnements concrets pour VOUS en 2026
- Ce en quoi je crois profondément
- Mes doutes (oui, j'en ai !)
- Mes forces - celles qui vont vous permettre d'avancer avec courage sur votre chemin professionnel
Parce qu'en 3 ans, UNE chose n'a jamais changé :
Mon piment. Mon énergie pimentée.
Albane Réal
Interview pimentée n°1 : MEHRNOOSH
Une femme engagée, inspirante et libre !
Cette interview est particulière. Je souhaite donner la parole à une femme qui m'inspire par son courage, sa détermination et son grand cœur.
Ma rencontre avec Mehrnoosh a été une claque. Artiste calligraphe iranienne, elle a participé à Un Temps Pour Elles, événement que j'organise depuis 2 ans à Salon-de-Provence.
Cet événement me tient à cœur : il réunit femmes et hommes autour du visage multiple des femmes d'aujourd'hui. Dans un monde hyperconnecté, il est urgent de retrouver des espaces libres pour créer des liens.
Rencontre avec une femme hors du commun.
Pour commencer, qu’est-ce qui t’a donné envie de participer à l’événement Un Temps pour elle ? Qu’est-ce qui t’a motivée, dès la première année, à t’engager dans cette journée ?
La Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, est une date très importante pour moi, et je pense que c’est le cas pour beaucoup de femmes.
Je suis d’origine iranienne, et en Iran, il n’existe ni droits des femmes ni véritable liberté. Depuis que je vis en France, j’ai ressenti ce que signifie réellement la liberté, notamment pour les femmes : la liberté de s’exprimer, de se comporter comme on le souhaite, d’exister pleinement.
Dans de nombreux pays, comme l’Iran ou l’Afghanistan, les femmes n’ont pas le droit de s’exprimer librement. Même pour se marier ou obtenir un passeport, elles ont besoin de l’autorisation de leur père ou de leur mari. En tant que femme, on n’a presque aucun droit.
Quand j’étais petite, certaines jeunes filles iraniennes préféraient être des garçons, car les garçons avaient des droits, alors qu’en tant que filles, nous n’avions presque rien.
J’avais très envie de pouvoir m’exprimer à travers un projet, un dessin ou une écriture à l’occasion de la Journée des droits des femmes. À Salon, je n’avais jamais entendu parler d’un événement ou d’une exposition de ce type auparavant.
Quand j’ai eu l’opportunité de participer à Un Temps pour elle, j’ai été très heureuse. C’était une occasion précieuse pour moi de m’exprimer, de partager mon message et aussi de faire une rencontre très importante. Ma rencontre avec Albane a été une véritable lumière dans ma vie.
Est-ce que tu pourrais me parler de ton expérience pendant l’événement, en tant qu’exposante ? Qu’est-ce que tu as ressenti pendant toute la durée de l’événement, en tant que femme ?
C’était vraiment super. Toute l’organisation, les différentes parties de l’événement, et même tout ce qu’il y a eu avant, pendant les réunions avec les exposants. Moi, j’ai participé les deux années. La première année, j’ai exposé, et la deuxième année, j’ai aussi animé un atelier.
Les ateliers, justement, c’était très intéressant. Je fais de la calligraphie, mais une calligraphie un peu particulière. En parlant avec Albane, elle m’a proposé de faire un atelier autour des droits des femmes, et c’était la première fois que je faisais ça.
J’ai animé un atelier de calligraphie avec des lettres persanes, et j’ai aussi présenté des portraits de femmes.
C’était une expérience rendue possible grâce à Un Temps pour Elles. C’est une idée qui est née en discutant avec Albane, une idée qui m’a vraiment éclairée.
Je suis vraiment ravie d’avoir participé à cet événement, en tant qu’exposante, et aussi de découvrir les autres exposants. Tout était vraiment parfait, sincèrement.
Selon toi, pourquoi les événements dédiés aux femmes sont-ils encore importants aujourd’hui, en 2026 ? Pourquoi c’est essentiel de continuer à se rassembler et à en parler ?
Oui, parce que je pense qu’il faut toujours parler des femmes. Même en France, on entend encore beaucoup de choses. Pendant des années, beaucoup de femmes se sont battues pour obtenir des droits, et c’est important de continuer à en parler, aussi pour nos enfants.
Aujourd’hui, les droits, la liberté, le respect que nous avons, c’est important de les transmettre à la génération après nous.
Je sais que je parle souvent d’autres pays, comme l’Iran que je connais, ou l’Afghanistan, où les femmes n’ont même pas le droit de parler entre elles. En Iran, on n’a pas le droit de chanter, on peut danser seulement à la maison, mais c’est interdit dehors.
Quand on voit la chance qu’on a ici, de pouvoir étudier à l’université, femmes et hommes ensemble, sans différence… Dans certains pays, une femme ne peut pas être juge, parce qu’on pense qu’elle ne sait pas décider correctement.
C’est pour ça que c’est important de continuer à parler, de rappeler ces réalités, de sensibiliser les enfants, les adultes, tout le monde. Et aussi de se battre, encore, pour les droits des femmes, partout dans le monde.
En tant qu’exposante et participante, qu’est-ce que tu avais envie d’apporter aux femmes qui sont venues te parler ou qui ont participé à tes ateliers ce jour-là ? Qu’est-ce que tu aimerais qu’elles retiennent de votre rencontre, de vos échanges ?
Pour moi, ce qui était important, c’était d’en parler. Surtout après la révolution Femme, Vie, Liberté en Iran. J’ai essayé de parler, de manifester, mais aussi d’expliquer autre chose. La révolution Femme, Vie, Liberté en Iran a commencé avec une chose très simple : une jeune fille morte à cause d’une mèche de cheveux. Moi, je suis en France, et tout ça a commencé autour du voile, mais la révolution pour la liberté et les droits des femmes, ce n’était pas seulement une histoire de voile ou de vêtements. Après, on a vu des jeunes filles, des femmes, dire que même enlever tous les vêtements, ce n’est pas ça la liberté. La liberté, c’est vivre comme on se sent, comme on veut être. C’est ça que j’avais envie de transmettre.
Sans entrer forcément dans les détails, est-ce que tu pourrais me dire d’où vient ce combat que tu mènes encore aujourd’hui ? D’où vient cette lutte, même si elle peut parfois être épuisante ? À quand est-ce que tout ça remonte pour toi ?
Comme je te l’ai dit, moi j’ai toujours vécu avec ça. Pendant 30 ans, quand j’étais en Iran, j’ai respecté les règles, parce que je suis née à Téhéran. J’étais très respectueuse. À l’école, j’écoutais, je suivais les règles du gouvernement islamique. Même dans ma famille, c’était particulier. Mon père était producteur de cinéma, donc à la maison, on avait une autre façon de vivre. On était libres. Mais dehors, il fallait être très prudents, faire attention au gouvernement, à beaucoup de choses. À la maison, on était libres, mais à l’extérieur, ce n’était pas la même vie. Quand j’ai quitté l’Iran, quand je suis arrivée en France, je ne portais plus le voile, et ça, c’était normal pour moi. Mais en réalité, je ne savais pas à quel point ça allait être compliqué intérieurement.
Quand j’étais en Iran, le voile faisait partie des lois du pays. Je respectais. Et en arrivant en France, un pays laïque, je pensais aussi devoir respecter les règles ici. Mais pour moi, ça a été très difficile. C’était comme un prix à payer pour la liberté. J’ai perdu toute la vie que j’avais en Iran. Partir, c’était une vraie rupture.
Je dis souvent que c’était une renaissance, à 30 ans, ici à Salon. Ce combat, il a vraiment commencé en 2011. À cette époque, mon père m’a dit : « Tu ne peux pas rentrer en Iran. Si tu rentres, il y a trop de risques. Tu iras en prison, et ils peuvent te tuer. » À ce moment-là, je pensais qu’il exagérait, qu’il avait peur. Puis j’ai perdu mon père. Et dans la vie d’exilée, il y a aussi ça : accepter de perdre, même dans la mort. En 2022, avec la révolution Femme, Vie, Liberté et la mort de Mahsa Amini, j’ai compris que mon père avait raison. Une jeune fille pouvait mourir à cause d’une mèche de cheveux. Et je me suis dit : oui, ce qui aurait pu m’arriver en 2011, c’était réel. Depuis ce moment-là, j’ai compris qu’il fallait porter cette voix. Aujourd’hui, j’essaie de le faire avec mes petits pas. Je parle, j’interviens dans des ateliers, parfois dans les écoles de mon fils, dans d’autres écoles, à la médiathèque. J’essaie de transmettre aux enfants la chance qu’ils ont de vivre dans un pays libre, le respect, surtout pour les filles. Je raconte aux petites filles la chance qu’elles ont ici : chanter, s’exprimer. Quand je vois à l’école de mon fils des cours de formation musicale, par exemple, ça me rend heureuse, mais en même temps, j’ai quelque chose dans la gorge.
Parce que là-bas, voir des petites filles de six ans déjà voilées, c’est une réalité.Il y a encore beaucoup de choses sombres qui restent en nous. On parle d’une « génération brûlée », avec toutes ces interdictions. On a perdu une partie de nos vies. Quand on parle avec des psychologues, certains disent que c’est comme une violence. Ce n’était pas une violence physique, mais toutes ces idées négatives, toutes ces interdictions : tu n’as pas le droit de parler, tu n’as pas le droit de montrer tes cheveux, tu n’as pas le droit d’être avec les garçons, les garçons sont dangereux, Il faut toujours l’autorisation du père.
Tout ça marque profondément. C’est pour ça que je continue de me battre. Pour les jeunes filles qui ne connaissent pas encore cette réalité. Pour qu’elles comprennent leurs droits, leur liberté, et leur valeur.
Pour terminer, est-ce que tu pourrais me parler un peu de ta collaboration avec Albane ? Des échanges que vous avez eus, de votre rencontre, et de la manière dont ça s’est construit.
C’était très fort. La première année, je ne connaissais pas du tout l’événement. Je suis arrivée sans connaître Albane. Et dès le début, avec son énergie positive, sa bienveillance, elle m’a accueillie. Elle m’a proposé, très gentiment, de prendre la parole, de faire un discours. Elle m’a aidée, accompagnée. Albane est tellement précieuse et profondément humaine dans son travail : accessible, à l’écoute, et très humble. C’est aussi son énergie, sa lumière qui m’ont donné envie de participer à cet événement et à faire partie de cette famille. Honnêtement, je peux dire que tout est grâce à Albane. Ça a été une rencontre très précieuse. Riche humainement, forte, marquante. Une vraie rencontre.
Mehrnoosh
INTERVIEW PIMENTÉE N°2 : MATHIS
L'agilité : une compétence clé pour évoluer dans ce métier
Je vous présente Mathis, chargé de mission action et animation commerciale dans le service commerce tourisme de Rennes Métropole.
Il est l’interlocuteur référent de proximité des acteurs du commerce de la ville, en échange étroit avec l’ensemble des acteurs associatifs. Ses missions sont diverses et transversales.
Un poste riche, au cœur de l'écosystème commercial du territoire.
Bonjour Mathis, quel est ton poste actuel ? Peux-tu nous lister tes missions ?
“Je suis chargé de mission action/animation commerciale au sein du service commerce et tourisme de Rennes Métropole, Ville et Métropole de Rennes.
Mes missions sont diverses et transversales :
- Je suis l’interlocuteur référent de proximité des acteurs du commerce de la ville, en échange étroit avec l'ensemble des acteurs associatifs
- Je gère le budget dédié à l'action et à l'animation commerciale
- Je m’occupe des conventions de partenariat avec les acteurs privés du commerce
- Je participe au pilotage du plan d'action commerce centre-ville avec ma collègue, chargée de mission commerce centre-ville
- J’ai créé le guide pratique à destination des acteurs du commerce
- Je gère l'occupation marchande du domaine public (terrasses, application de la charte terrasses)
- Je fais la promotion des artisans d'art
Un poste riche, au cœur de l'écosystème commercial du territoire”.
Peux-tu revenir sur ton parcours professionnel ?
“J'ai commencé à Rennes en 2022 par la direction de quartier puis muté en interne en mai 2024 ou je suis arrivé au cœur de la direction du développement économique de Rennes Métropole.
Après deux ans sur ce poste, j’ai souhaité aller vers un autre territoire pour mettre à profit mon expérience et ma vision d'une métropole que j’avais acquise. J’ai souhaité aussi enrichir mon expérience professionnelle.
En septembre 2025, j’ai pris la décision de revenir à Rennes Métropole. Si je suis revenu, c'est parce que ma première expérience s'était très bien passée. J'ai acquis deux années d'expérience solides dans le développement économique, avec une vraie vision de l'activité commerciale au sein d'une métropole.”
Quelles sont tes motivations dans ce métier ?
"J'ai toujours été motivé par le service public. Le fait de se sentir utile et de voir l'impact réel qu'on peut avoir, notamment auprès des acteurs du commerce sur les territoires, c'est très enrichissant, personnellement et professionnellement. On est en contact avec plein d'acteurs. On est vraiment au cœur d'un écosystème qui permet d'apprendre énormément de choses en très peu de temps.
J'ai appris énormément sur la façon dont se prennent les décisions, et aussi sur les aspects politiques et administratifs. Quand tu fais ce métier, tu dois aimer les gens et surtout vouloir avoir un impact sur la société. Même si c'est à ton échelle, tu es vraiment au cœur du territoire et au plus près des besoins des citoyens français."
Jean Dupont
Quel conseil peux-tu donner aux candidats qui hésitent à bouger ou à changer de collectivité ?
J'ai choisi de revenir à Rennes Métropole car j’aime cette collectivité, les équipes et ce territoire. C’est important de se sentir bien au sein d’une collectivité. Il ne faut pas hésiter à bouger même si parfois il y a des périodes d'incertitude : on retombe toujours sur ses pieds."
Je conseille de bien réfléchir à son projet et au choix de la ville, notamment parce que notre contexte est lié à des élections ou à des changements de mission. Il faut poser les bases de son projet et garder à l'esprit que chaque expérience permet aussi d'apprendre beaucoup sur soi. Même si c'est difficile à percevoir sur le moment, prendre du recul après quelques années permet de se rendre compte de son évolution.
Il ne faut pas hésiter à demander de l'aide, à être ouvert aux conseils et aux connaissances des autres sur les différents territoires."
Justement, comment et pourquoi as-tu pris contact avec Albane ?
"On avait déjà échangé lors d'événements régionaux ou nationaux sur le commerce et le centre-ville. Je l'ai ensuite suivie sur LinkedIn quand elle a créé son agence de recrutement. Puis, une collègue nous a mis en contact (la force du réseau!).
J'avais contacté Albane pour des raisons très précises : elle a une connaissance des acteurs sur le territoire national qui est extrêmement intéressante pour un candidat. Elle connaît le contexte, les acteurs, et ça te donne des informations que tu n'as pas forcément.
Pour moi, c'est là que réside l’une de ses valeurs ajoutées : sa connaissance du terrain et des acteurs peut vraiment accompagner un candidat”.
Qu’est-ce que t’ont apporté ses conseils et son accompagnement ?
Nos échanges ont duré un an et ils m'ont beaucoup apporté. Pour un candidat junior, c'est très enrichissant de voir comment ça peut se passer ailleurs. C’est très précieux cette prise de recul. Ses conseils m'ont permis de prendre conscience de ce que j'avais acquis, comment m'appuyer sur ces connaissances pour me sentir plus confiant dans mes compétences.
Albane rebooste dans la recherche d’un poste en collectivité et elle redonne confiance. Sa vision m'a vraiment appris beaucoup de choses. Aujourd'hui encore, je m'en sers dans ma fonction, parce que parfois les missions peuvent être difficiles pour diverses raisons. Je me rappelle toujours qu'à mon échelle, l'action publique que je peux mener compte et c'est ce qui importe le plus.
Nos échanges m'ont motivé et ont alimenté ma vie professionnelle.
Est-ce important de se faire accompagner dans la recherche d’un nouveau poste ?
Oui, très clairement, c'est important. Il faut vraiment s'appuyer sur des personnes expérimentées. L'expression « on avance plus quand on est ensemble » est vraie : on ne peut pas tout faire seul, même dans sa fonction. En tant que spécialiste du commerce, il faut solliciter de l'aide et profiter de l'expérience des personnes qui connaissent les politiques publiques, le commerce, les acteurs des territoires et bien entendu les forces et les limites de ces métiers.
Ne pas hésiter à demander de l'aide est crucial, surtout dans un contexte difficile, où on peut se retrouver en période de réflexion ou avec des expériences professionnelles décevantes. Cela permet de prendre du recul, de se rassurer et de prendre conscience de ses acquis. Faire appel à quelqu'un n'est pas un échec, au contraire, c'est une manière d'apprendre et d'avancer plus vite”.